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Faire la peinture.

Moment. Peindre. L’acte de peindre. Cet instant, « peut s’étendre dans le temps ou se condenser ». Mais il ne peut se fonder sur l’objectivité d’une production artistique. Un tel moment, acte de peindre, rompt radicalement avec les oeuvres durables. Il est séparable de sa consommation immédiate, il est une valeur d’usage essentiellement étrangère à une conservation sous forme de marchandise. Le moment, l’acte de peindre, est en même temps proclamation d’absolu et conscience du passage. Il est effectivement sur le chemin qui aboutit à un tableau. L’acte de peindre est principalement temporel. Il se rajoute à d’autres parties, d’autres zones, et crée du temps. 

 

Le moment, l’acte de peindre étroitement articulé sur une surface, est complètement spatio-temporel sur l’espace-temps d’une peinture. Ce moment, l’acte de peindre, est à un point zéro de la culture, cet acte meuble le vide du support. Malheureusement le tableau fini, plein de moments, use d’une culture symétrique qui va fatalement se rouvrir, après qu’elle ait été réduite à rien, avec des éléments similaires aux anciens.  

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